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Né à Metz en 1974, Samuel Martial, est dès son plus jeune âge attiré par le dessin et la création artistique. Enfant terrible, il traversera les méandres de sa jeunesse déliquescente avec pour seul repère sa créativité.

Mais c’est à 22 ans de retour d’un séjour à l’étranger qu’il décide de se lancer dans la peinture. Il étudie quelques temps aux Beaux-arts avant de fuir cette institution, qu’il pense néfaste à son inventivité. Cette étape sera décisive car il se révèle enfin à lui-même.En 2001, il s’installe au fond d’une ruelle sombre d’un quartier populaire et investit son nouvel atelier qu’il baptisera «THE BURNING HOUSE». Fief des âmes perdues, l’endroit est aussi un lieu de rencontres et d’effervescences pour artistes et musiciens. Pour Samuel, c’est un refuge où il créera sans relâche durant quatre années.

Après avoir investi la ville au travers expositions et manifestations culturelles en tout genre, le jeune peintre a désormais marqué son territoire natal de son emprunte artistique. Il décide alors de se tourner vers la capitale.

Il emménage à Paris en 2006 et débute alors une longue série d’expositions. Ses quartiers ? Saint Germain, Montmartre, Montorgueuil… Son terrain  de prédilection ? La rue et ses lieux de vie, carrefours d’un public réceptif, parfois pointu et influent…

L’œuvre de Samuel Martial est complexe,  à la fois brutale, fantaisiste et monstrueuse. Les tableaux sont parfois inquiétants et troublants, car il brouille les repères d’équilibre en brisant l’unité des corps et de ‘espace. Sa représentation des figures et des corps humains traduit sa vision acerbe et satirique de la réalité et confère à ses toiles une force de conviction particulière.Cependant, cette atmosphère angoissante est aux antipodes de l’épanouissement et l’harmonie des couleurs. Les chromas francs et lumineux apportent vigueur et énergie aux tableaux.

D’une façon générale, l’œuvre de Samuel Martial dégage une force brutale qui ne laisse pas le spectateur indifférent. La douleur y est exprimée de façon poignante et dramatique, sans aucune allusion à un évènement particulier,  sans détail anecdotique. Seuls apparaissent dans certains tableaux des symboles de crucifixion qui pourraient traduire les angoisses de notre époque aussi bien que les détresses personnelles.

Mais comme il le dit lui-même, Samuel Martial peint pour se libérer de ses  fantômes.

Aujourd’hui à 40ans passé et installé à Montreuil, ville en périphérie de Paris et riche en cultures diverses et foisonnante d’artistes, Samuel MARTIAL continue son chemin …